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| Redéploiement du capitalisme mondial |
Colloque |
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21 septembre 2006
Paris |
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Depuis le début des années 2000, la mondialisation économique a pris un tour nouveau. Les transformations provoquées dans les pays émergents par les crises financières de la fin du XXe siècle, jointes à l’expansion du capitalisme en Chine et en Inde, ont fait surgir de nouvelles concurrences et ont tissé de nouvelles interdépendances macro-économiques et financières.
Les pays émergents ne sont plus les débiteurs surveillés par le FMI de l’époque du consensus de Washington. Ils ont retrouvé le chemin de la croissance en exportant vers l’Occident. Ils ont consolidé leur finance en accumulant des réserves de change et en remboursant leur dette souveraine. La Chine et l’Inde surtout favorisent l’éclosion d’entreprises multinationales qui font irruption dans le jeu des fusions et acquisitions. Assimilant les technologies avancées tout en préservant une forte compétitivité prix, ces pays durcissent la concurrence internationale dans de vastes ensembles de produits de l’industrie et des services. En Europe, les réponses à cette concurrence dépendent de l’adéquation des spécialisations aux demandes émanant des nouveaux pôles de croissance. La finance n’échappe pas à une innovation intense. Domaine où l’Occident conserve un avantage comparatif, la finance contemporaine est le champ de la concurrence transatlantique sur des services financiers qui évoluent rapidement. À travers l’essor des marchés et les restructurations des institutions, des modèles d’organisation financière s’affrontent.
Par l’interaction de ces forces, l’économie mondiale commence à justifier son nom. Au niveau macroéconomique, les interdépendances dynamiques ne vont plus dans un seul sens comme on en avait l’habitude : des Etats-Unis vers le reste du monde, des pays développés vers les pays émergents. Des influences multilatérales s’affirment. La Chine agit sur les équilibres internationaux par de multiples canaux. L’inflation converge partout vers un rythme très bas qui est déterminé par des facteurs globaux bien plus que nationaux. Le taux d’intérêt américain à long terme est toujours le taux directeur des marchés de capitaux tant que le dollar est encore la devise clé. Mais ce taux est affecté par des facteurs externes qui rendent la croissance américaine dépendante des choix financiers du reste du monde.
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Francis Ailhaud |
Président
du CIREM
Directeur général de Groupama Asset Management |
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Allocation
d'ouverture |
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Anton Brender |
Chef Economist, Dexia Asset Management |
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Président |
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| Nouvelles concurrences |
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Jean-Joseph Boillot |
Economiste spécialiste de l’Inde et de l’Asie ; ancien Conseiller financier, Ambassade de France en Inde |
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Intervenants |
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André Babeau |
Conseiller scientifique, BIPE
Professeur honoraire, Université de Paris-Dauphine |
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| Nouvelles interdépendances macroéconomiques et financières |
Table ronde |
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Jean-Philippe Cotis |
Economiste en chef, OCDE |
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Intervenants |
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Benoît Mojon |
Economiste principal, Division Recherche, Banque Centrale Européenne |
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Vladimir
Borgy |
Economiste, CEPII |
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Michel
Aglietta |
Professeur, Université Paris X
Consultant, Groupama-Asset Management
Conseiller scientifique, CEPII |
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Laurent Berrebi |
Responsable de l’analyse économique, |
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Agnès
Bénassy-Quéré |
Directrice, CEPII |
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Conclusion |
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